qui n'a même pas été capable d'inventer le Minitel à couper le beurre breton...
Ainsi, Dieu serait mort ! En 2011, en France, ici et maintenant, c'est un journal fondé par des maoistes qui vient pleurer en Une la disparition de la 110e fortune mondiale, bâtie notamment sur la surexploitation d'ouvriers chinois.
La boucle est bouclée.
Sur un fond noir jeté à l'encre de Chine, la pomme pleure sur son pauvre sort. Comme dit l'autre, en prenant Libé ce petit matin là, on avait le bonheur d'avoir à la fois les mains sales et une certaine nausée...
Et qui est donc cette divinité numérique des temps modernes tant vénérée par une génération mieux inspirée un printemps de 68 ? Un certain Steve Jobs, " génial " inventeur du Macintosh en 1984. George Orwell avait prédit bien des catastrophes pour 1984, mais pas ce terminal au nom ridicule, que l'on croirait sorti d'un film en technicolor où Louis de Funès chercherait dans les brumes d'un hamam un improbable parachutiste britannique aux larges moustaches.
Mais le scandale n'est pas là. Il est une nouvelle fois dans l'inculture crasse d'une élite à la mémoire fielleusement sélective. Car enfin, Quelle révolution a précédé de deux ans celle du fameux Mac ? Qui a eu la géniale intuition de l'information numérisée livrée à domicile, aussi sûrement que la bouteille de lait ou le journal ?
Même le plus obscur informaticien albanais a la réponse : le minitel ! Ce chef d'oeuvre du design, né du génie français de Jean-Yves Pouchard. Enfin, est-ce bien lui le vrai père du Minitel ? De toute manière, comme le faisait justement remarquer le fils du taulier du garage Rochard : " On dit le père, on dit toujours le père ". Ajoutons donc Bernard Marti et Jean-Paul Maury parmi les heureux géniteurs bretons du Minitel.
Quoi qu'il en soit, où étaient nos anciens mao le jour du décès du brillant ingénieur breton ? Ni choux fleur, ni cornemuse en Une de Libé ! L'oubli et la fosse commune médiatique ont accompagné le Mozart de la télématique, loin du concert de louanges réservé au démon américain.
Et pourtant, quel chef d'oeuvre ce Minitel ! Souvenez-vous, 36 15 kinenveu de l'indispensable François Morel. Ou encore 36 17 Verif, où tout bon citoyen français pouvait jeter un oeil sur les comptes de la PME du voisin, avant de le dénoncer, comme il se doit, aux contributions directes et indirectes. Sans oublier la déclinaison rose du minitel, lorsque nos si belles entrées de ville voyaient fleurir des affiches 4X3 aux couleurs ou plus sûrement d'Ulla ou de Natacha.
Les gérants d'hôtels se souviennent encore des notes extravagantes laissées par des clients hypnotisés par la plastique des Lolo Ferrari du minitel. De bien belles fausses blondes, aux airbags russeliens. " Au moins, à l'époque, nos clients ne sautaient pas sur les femmes de ménage", se souvient Fernand Naudin, qui préside aux destinées du Sofitel Manhattan de Créteil.
Nul besoin de poursuivre la démonstration plus en avant. La démesure de l'hommage à Steve Jobs est évidente, lui qui n'a pas su à temps créer une application I cancer ou I cercueil.
Les autorités publiques françaises, dont on ne dénoncera jamais assez le fourvoiement, ont choisi de brader une nouvelle fois le patrimoine technologique français en programmant le " suicide " du minitel le 30 juin 2012. C'est encore Mozart qu'on assassinera !
Peuple de France, levons nous pour défendre le Minitel. Et mangeons des pommes !
Me Folace




Entre ici, Georges Frêche, avec ton cortège de statues, de casseroles et de dérapages en tous genres. Mort tragiquement à l’issue d’une longue et douloureuse septimanie, le toni-truand maire de Montpellier a été injustement mis sur la touche par ses mauvais camarades socialistes. Et pourtant, quel bâtisseur ! Quel visionnaire ! Bon, à la décharge des éléphants de Solférino, il faut reconnaître que Georges Frêche avait pris la curieuse manie, surtout sur la fin, de concurrencer Le Pen et Mélenchon auprès du petit peuple. Jamais en retard d’une bonne blague sur les Harkis ou les footballeurs bleus « trop noirs » à son goût. Bon, mais peut-on réellement en vouloir à un homme selon qui Laurent Fabius n’a pas une « tronche très catholique » et Nicolas Sarkozy est un « grand mamamouchi aux talons (talents ?) compensés ». Je vous le demande, en vérité ! Mais tout ceci n’est qu’écume des jours et vulgaire clapotis. Septiman Ier restera de toute manière dans l’histoire grâce aux statues qu’il a judicieusement érigées avant de disparaître. Quelle belle et généreuse idée que celle, malheureusement tombée en désuétude, consistant à égayer nos provinces de statues permettant à notre belle jeunesse d’apprendre l’histoire de visu plutôt que devant fesse de bouc. Quelques jours avant de passer de vie à trépas, Georges Frêche a dévoilé les silhouettes en bronze de Jaurès, De Gaulle, Roosevelt, Churchill et Lénine. Autant de choix judicieux, mais de grandes personnalités manquent à l’appel du panthéon en plein air. À commencer bien évidemment par Paul Deschanel, dont il est désespérément impossible de trouver une statue, une place, un square ou une modeste rue dans les faubourgs tristes d’une banale ville de garnison. Non, décidément, mémoire courte et ingratitude sont trop souvent les deux mamelles de la France ! 


Nés avec la Ve République, vous avez pourtant accueilli votre père amenant le premier "poste" en couleur avec les yeux des caciques patagons regardant, incrédules puis admiratifs, Antoine de Tounens créer son royaume en Terre de Feu. Un monde meilleur s'ouvrait sur de nouvelles lucarnes, pensiez-vous naïvement. Fini Danielle Gilbert en sépia, à nous Giscard recevant les éboueurs en technicolor. Bon d'accord, ils étaient noirs, mais la révolution quadri chromique n'en était qu'à ses balbutiements. Embarqué sur un improbable Mayflower technologique, le troupeau quittait un vieux monde en noir et blanc pour un nouvel horizon de félicité. "Forcément meilleur" aurait astucieusement ajouté une intellectuelle à col roulé, dont un début d'alzheimer ne l'empêchait nullement de savoir où étaient rangées les bouteilles ! (La suite à lire dans l'ouvrage à paraitre "Espistolaire de rien" )
Piochons au hasard dans la bibliothèque de la grande bleue. Tel grand navigateur sait nous captiver d’un récit minuté de ses aventures : « Il est 7h45. Je prends mon quart. A peine le temps d’avaler un café bien chaud, j’enfile mon ciré et affronte la froidure du jour levant. Le ciel est plombé de lourds nuages noirs. Le vent forcit. Je décide de prendre un ris. Les rafales sifflent dans la mâture et les embruns balaient le pont… etc… ». Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est clair, ON S’EN FOUT !!!!! (La suite à lire dans l'ouvrage à paraitre "Espistolaire de rien" )


Bretons, mes amis, je suis des vôtres. Oui, vous m'avez bien compris, je suis Breton. Je vous dois cette vérité historique. J'ai du chouchen et de l'eau salée dans le sang, comme Bécassine et Bernard Hinault. Et pourquoi suis-je Breton ? Tout bêtement en raison du vieil adage : "Pater incertus est". Et oui, mon père n'était pas ce sage notable ajaccien complaisament décrit dans les manuels historiques, mais bien ce flamboyant général armoricain, le comte Louis-Charles René de Marboeuf. Amis Corses, attendez quelques secondes avant de faire la gueule et déboulonner toutes mes statues ! Etre Corse, ça s'attrape avant tout par la mère. Et là, aucun doute : c'est bien la douce et sensuelle Laeticia, née Ramolino, qui m'a enfanté. Un qui n'était vraiment pas du genre Ramolino, c'était bien mon Breton de père ! Plutôt entreprenant, voire envahissant ! Mon portrait tout craché, somme toute. Du haut de mon repos éternel et vu que j'ai du temps à perdre, j'ai même l'éternité devant moi, je m'en vais vous conter mon histoire bien singulière. (La suite à lire dans l'ouvrage à paraitre "Espistolaire de rien" )
Permettez moi une digression cinématographique, sur l’écran noir de mon paradis blanc. Cet argument a déjà été subtilement utilisé par Raoul Volfoni auprès de Madame Mado dans la péniche. Souvenez-vous, l’ainé des frères Volfoni invitait ses associés à ne plus faire le « tapin » pour le successeur du Mexicain. « Le trottoir, le tapin, on croirait qu'tu cherches les mots qui blessent », rétorqua, blessée, Madame Mado. « Ce sont des images », lui fit sagement comprendre Monsieur Raoul. Et bien le Pentateteuque en six jours, l’Eden, la cote d’Adam, la pomme, le jus de pomme et tout le toutim, ce sont aussi des images, nom de moi-même. De plus, vous êtes-vous au moins posé cette question : si Big bang il y a, alors qu’y avait-il avant votre explosion gazeuse et fumeuse? Vous pouvez tout dire, tout faire, tout calculer, vous en reviendrez toujours au même point de départ : Il a fallu une poule pour faire un œuf, à moins que ce ne soit l’inverse. Et moi-même, que pouvais-je bien faire avant la création du monde ? C’est vrai ça d’ailleurs, qu’est-ce que je foutais ? Ah, la mémoire en vieillissant..