mercredi 16 juillet 2008

Le monde devient fou





Et les droits
des vaches,
bordel !

Le document révélé par un grand quotidien de reférence de l’Ouest de la France montre à quel point l’Argentine est un pays moralement et intellectuellement à la dérive.
Si vous vous baladez dans ce pourtant très beau pays, vous aurez peut-être l'occasion de croiser des vaches arborant une espèce de sac à dos rose des plus seyants. Malheureusement, cette performance n’a rien d’une oeuvre d'art contemporain. Pas plus d’un mauvais remake de la Cage aux folles.


Il s'agit, en fait, d'une étude scientifique très "sérieuse" menée par des chercheurs. Les conteneurs en plastique sont reliés à l'estomac des vaches pour mesurer l'impact de leurs pets (qui contiennent du méthane) sur le réchauffement climatique. La déclaration universelle des droits des vaches, signée à l’Aquarie du temps du grand Jacques, est une fois encore battue en brèche.
Qu’on les laisse ces pauvres bêtes en paix !!
C’est d’autant plus absurde et méchant que, s’il est vrai qu’une vache produit jusqu'à 600 litres de méthane par jour, soit un impact équivalent à une voiture qui parcourt 40 kilomètres par jour, il convient de savoir que 95 % de ce gaz à effet de serre est évacué par la bouche et les narines, 5% par les flatulences intempestives ! Donc caressez de préférence les fesses et la queue, vous risquez moins l'intoxication !
De plus, le genre humain n’a pas vraiment de leçons à donner en la matière. Imaginez Jean-Pierre Coffe, pétomane notoire et fier de l’être, obligé de porter un sac rose !! Sans parler de quelques marins vendéens nourris à la mogette, croisés dans les parages d’Hoedic.

Marcel Botafoin

mardi 8 juillet 2008

Chef d'oeuvre en péril



Sarko veut
nous priver de
Micheline Dax !



Nombre d’internautes avisés le craignent déjà : la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les télévisions publiques va avoir de sinistres dommages collatéraux. On ne parle pas des pubs pour lessives qui n’en finissent pas de laver plus blanc ou pour téléphones portables capables de préparer un café noir en jouant l’ouverture de Carmen ! Non, on vous parle ici et maintenant de la véritable création publicitaire française, artisanale et réservée au public de France 3 l’après-midi. Entre une sieste devant Derrick et une course de déambulateurs dans les couloirs des Joyeux cheveux blancs, il plait à nos fringants télespectateurs de France région de regarder celle qui illumina le théâtre ce soir ou encore l’académie des neuf présenter sa nouvelle baignoire ouvrante. Tout le monde aura bien sûr reconnu la sémillante Micheline Dax, vêtue d’un peignoir immaculé.
Et Nicolas Sarkozy entend nous en priver ! Qu’il entende la sourde révolte gronder et monter de nos belles provinces avant de prendre ces décisions liberticides ! C’est un Mozart de la pub qu’on va assassiner ! Nous ne laisserons pas massacrer notre patrimoine culturel, publicitaire et sanitaire sans réagir. Sinon, les bornes n’auront plus de limite. Vous verrez qu’ils finiront pas interdire Sim et Patrick Topaloff d’antenne ! Alors adieu la chemise grise….

Me Folace

lundi 30 juin 2008

Foutballe




L'Ibère
gagne !


Bien sûr, la tentation est grande de se réjouir de la victoire espagnole pour des raisons inavouables. Non, nous ne dirons pas que nos amis ibères nous ont vengés par procuration des fourbes italiens et des "turbulents" allemands, notamment à Séville en 1982 où leur tactique consistait à tenter de mettre dans le coma tout joueur s'approchant des buts de Schumacher. Mais nous ne le dirons pas, ou alors pas trop fort...


Toutefois, qu'il soit permis aux auteurs de ce blog, réputé pour ses connaissances foutballistiques, de saluer les joueurs espagnols qui ont gagné en jouant pour gagner. ça a l'air tout con, mais ça nous change des équipes qui jouent pour ne pas perdre. Et à la fin, ils perdent, comme les Allemands, contrairement à un dicton en vogue !


Enfin, la joie, légitime des Espagnols, ne saurait altérer notre jugement concernant le coach Luis Aragones. Hier soir, il y a eu deux bonnes nouvelles : la victoire des "Roja" et le départ d'Aragones, populiste, démagogue et raciste, dont l'un des nombreux bons mots avait été de dire à un de ses joueurs de ne pas craindre Henry, ce "nègre de merde".


Il ne reste plus aux espagnols qu'à gagner le prochain Mondial, avec un entraîneur digne de leur beau jeu.


Antoine Delafoye

Mauvais esprit



Faites la paix,
pas le foot !



Alors que de mauvais esprits sont prompts à réveiller des haines enfouies dans notre belle Europe de Paix, avec des documents tels que l'atentat de Schumacher sur Battiston à Séville en 1982 ( Vidéo de l'agression de Schumacher sur Battiston ), d'autres, dont je fais partie, préfèrent montrer qu'Espagnols et Allemands ont su s'entendre par le passé, comme l'atteste cette photo riante où l'on voit de gentils soldats de la Division Azul, du 263e régiment de Valence partageant des farces et des cigarettes avec de sympathiques membres de l'armée allemande (notre cliché). Dans cette division, l'esprit est éveillé et le con...dort !Pourvu que ce bel esprit de camaraderie règne sur la finale de dimanche soir.


Colonel Papa Schultz

mardi 24 juin 2008

Psychanalyse





Révolution oedipienne au garage Rochard !






Le garage Rochard, tout le monde connaît. Enfin tout le monde devrait connaître. Pour les malcomprenants et les incultes, voici un lien susceptible de pallier à de coupables manques de culture générale (http://desastres.free.fr/rochard.html). Or voici que le garage Rochard est désormais associé à une théorie fort intéressante dite du frégolisme post-oedipien. Mais avant d’étudier plus en avant cette formidable avancée psychanalytique, rappelons brièvement les faits :
Le Garage Rochard est un ancien garage de
Saint-Jean-de-Boiseau, sis en Loire-Inférieure. Il est devenu célèbre sur la toile grâce à la diffusion de quatre enregistrements sur répondeur de réclamations téléphoniques de ses gérants : "Rochard Père" et "Rochard Fils".
La
gendarmerie du Pellerin est associée au garage Rochard, qui est son dépanneur officiel de garde la nuit (Rochard Père rappelle d’ailleurs être doté d'un "agrément UAP Assistance numéro 440 73"). Il vient de se faire installer un dispositif téléphonique permettant d'être prévenu des accidents par un central d'appel. L'installation a été menée par Cofratel, un sous-traitant de France Télécom. Mais le dispositif ne fonctionne pas et, plusieurs nuits de suite, le garage, en ne recevant pas les appels, ne peut effectuer les dépanages. D’où l’ire croustillante du Père Rochard et du fils. Enfin le fils, pas si sûr ?
Comme le signale enfin l’encyclopédie Wikipédia, l’ « affaire » du garage Rochard est relancée par une théorie dite du « frégolisme post-oedipien ». Selon certains chercheurs es-garage Rochard,
c'est toujours le père, dans son troisième message, qui se fait passer pour son propre fils. En effet, les expressions employées par Rochard fils sont à plusieurs reprises les mêmes que celles du père. L'empreinte vocale elle-même correspond parfaitement à celle des messages 1, 2 et 4. Il se trompe même à une reprise sur son identité, et dit même "enfin le père... on dit toujours le père".
Cette théorie part donc du principe que le père, après moultes verres, tient à ce que son message connaisse le meilleur impact chez son destinataire. En se faisant passer pour son fils (
frégolisme), il appuie ses revendications auprès de son interlocuteur en augmentant le nombre de points de vue. En même temps, et sans en avoir conscience, il se repositionne virilement dans son image de père. S'il est capable d'avoir un fils qui le soutient, alors c'est qu'il est réellement un père. C'est pourquoi cette théorie peut être qualifiée de post-oedipienne.
Il faut noter que cette théorie a aussi ses détracteurs, qui restent convaincus que le fils Rochard est bien l'auteur du troisième message.




Marcel Botafoin




Garage Rochard (Suite)

Un psy nous écrit


" La rage du gars Rochard "






« Là, quand ? »

Telle est la demande angoissée, adressée aux télécommunications par le père Rochard, garagiste à Saint Jean de Boiseau.

Cette question nous semble exprimer, non seulement une quête de reconnaissance d’être, mais, aussi et surtout, un doute profond sur sa propre essence. S’adressant à l’absent, incarné par un exaspérant répondeur téléphonique, la demande pénètre, d’emblée, sur une voie de garage. C’est donc bien la question essentielle de la « bejahung »
[1] et de la réparation qu’elle implique, que pose le symptôme de la « rage Rochard ».

Voilà pourquoi la théorie d’un frégolisme post-oedipien me semble anecdotique et ne présente, dans ce cas caractérisé de fiel coulé, que peu d’intérêt scientifique.

L’occupation de la place d’un père ou de celle d’un fils importe peu dans les énoncés des différents appels téléphoniques. Leur pratique du parking
[2] engage, d’ailleurs, les thérapeutes à croire en la parole d’un fils dans le troisième enregistrement. Rien ne l’atteste, bien sûr, mais rien ne prouve non plus l’inverse, et « visser vers çà ». Le frégolisme automobile ne tient pas la route…

Père-fils ? Fils-père ?
A vrai dire, le répondeur n’en a cure.Faisons de même, et tenons, tout simplement, le père Rochard pour un sujet divisé.

« Pater incertus est »
Telle a toujours été la formule fondatrice de la paternité, exigeant une désignation.L’enregistrement trois en est l’illustration : « En qualité de fils… enfin le père… on dit toujours le père ». Le label qualité Rochard est avant tout dit, visé, par un supposé fils imbibé de l’égo du père. L’alibi d’eau (le père- y- est, pétillant) semble être son principal moteur !

Activée par la fonction P (piston), l’angoisse se manifeste, dans chaque scène, par une mécanique mise en branle par la place vide, selon une formule récurrente : « Si vous n’êtes pas là à huit heures, vous dégagez ! » C’est en faisant le vide du vide qu’il nous indique clairement combien il est plein. Serait-il en « manque de manque » comme l’aurait supposé « Là, quand ? »
[3]

Dans le même registre, sa principale plainte, expression d’impuissance (ou d’une panne de la communication), porte sur les accidents qu’il dit ne pas « pouvoir avoir ». Ayant fait le plein, il s’est, pourtant, mis dans les meilleures conditions pour réaliser cet acte manqué ! Ainsi, peut-on comprendre ses débordements, et leur agressivité, aux Racines de la tragédie d’« Œdipe » : « tout autre qu’un répondeur l’eût éprouvée sur l’heure », induisant les théoriciens en erreur !

Si les vapeurs en suspension dans l’air ont inspiré ces théories d’un frégolisme post-alcotest, c’est, qu’à l’évidence, elles leur sont passées accidentellement sous le nez. Aussi, utiliserons-nous un instrument d’analyse aseptisé, outil fétiche aussi bien des garagistes que des « Là-quand ?-niés » : la clé à mots-lettres.

Citons, à ce propos, ce qui nous a été enseigné, à propos de la détermination que chacun reçoit des signifiants : «Le répondeur téléphonique peut accompagner un patient jusqu’à la limite extatique du « tu es cela » où se révèle à lui, le chiffre de sa destinée accidentelle »
[4].
Bien qu’il ne le soit guère, patient, accompagnons le père Rochard jusqu’à la révélation de sa parole pleine :

Sur le modèle des séquences de « la lettre volée » de Pot
[5], commentée par « Là, quand ? », reprenons prudemment la circulation inconsciente de ces chevaux vapeurs que sont les signifiants sexuels centrés sur l’analité et qui traduisent, en l’occurrence, ici, une lettre violée :

1) -ça va bombarder… mais dur… hein ?
-vous ramassez votre merdier !
-votre matériel, vous vous le collez au cul !

2) -branchement merdique
-ça sera bille en tête…
-mais ça va mal se mettre !

3) -mais méfiez-vous du père !
-si le père s’emmanche après vous,
-ça va aller mal

4) -encore un autre coup !
-ras les couilles
-plein le cul

L’enfilade des signifiants nous permet une interprétation sans appel : ne s’agit-il pas de la projection de la terreur inconsciente d’un fils sidéré par l’attraction-répulsion qu’il éprouve pour l’acte sodomite du père ? « Horreur d’une jouissance ignorée »
[6] ? Probablement. Une simple manivelle peut lancer le moteur à explosion verbale !

Au terme de cette étude délicate, un point mérite d’être éclairci : Pot parle d’un « autre lieu », Freud, d’une « autre scène », Rochard, d’un « autre garage », pour évoquer les ténèbres de l’inconscient. Pour éclairer ces lieux, aucun auteur n’a pensé au rayon de la pulsion scopique. Rochard, pourtant aveuglé par son propos, ne cesse de « le faire voir » : « Vous voyez ce que je veux dire ? ».

Or, après une minutieuse enquête de terrain, nous avons appris que le lieu d’où émane l’appel est, très probablement, le bistrot qui se trouve en contiguité métonymique avec le garage : « le chat qui guette ». Une étude linguistique des liens associatifs entre signifiants contaminés (contes à minets !), s’impose ici : voyeur au « chat qui guette », Rochard tente d’en avoir l’r. Or, Cofratel lui pompant (l’r), il commence à en manquer (d’r). Le nom du Père Rochard, refoulé dans l’inconscient devient « rochat ». Pas fou malgré tout, le matou qui mate et se graisse la patte en facturant un travail dont il dit lui-même qu’il n’en a pas vu la couleur ! Ni vu, ni connu ! C’est ce que laisse entendre la plainte du rochat qui guette sa proie, en faisant le plein !

En conclusion, il appert que les pulsions orales, anales ou scopiques ont toutes, pour but, chez cet impatient Rochard, de se sustenter à la tétine de l’affirmation primaire.

A la fin de l’enregistrement téléphonique, la clé à mots-lettres fait apparaître un terme extatique, concaténation signifiante d’un désir homosexuel avec un désir de maternage : « Je pars chez ma tante ! »
Ce signifiant ne chiffre-t-il pas, là, sa destinée vers une opportune vie d’ange ?

C’est une autre de ces hypothèses qui font du cas Rochard un emboîtement pré-oedipiens de poupées russes, quasi dostoievskiennes !Pour conclure, nous pensons avoir démontré combien la théorie du frégolisme post-oedipien est anecdotique, confrontée à celle de la quête d’affirmation primaire. C’est pourquoi, nous terminerons par une parole de l’Evangile selon Saint Mathieu :

« Le Rochard a son bistrot
Le chat qui guette, un nid.
Mais le fils de l’homme, lui, n’a pas
où reposer sa quête »
[7]

Docteur du Pont-Gar


Saint-Jean-de-Boiseau, le 12 06 2008


[1] Affirmation primaire
[2] Appelé aussi « packing »
[3] Congrès de l’école freudienne de Paris –Strasbourg 1974
[4] Là,quand ? « Les cris » p100 Seuil…
[5] Edgar Pot (Editions des échappements libres)
[6] Freud « L’homme aux rats » PUF
[7] Cette citation, de mémoire, subit, en partie, les outrages du temps

dimanche 1 juin 2008

On nous cache tout, on nous dit rien !

Météo : un mensonge français !





Le nationalisme nous fait aussi sûrement vomir qu'un sandwich à la sardine avalé en pleine odeur de gasoil dans les fonds d'un navire pris dans la tempête. Le régionalisme n'est guère plus notre tasse de thé, et il nous arrive de sourire à la simple évocation des écriteaux fleurissant dans certains bars nantais du temps des grandes heures : "Il est interdit de cracher et de parler en Breton !".

Toutefois, le légitime agacement à toute forme de biniouserie institutionnalisée, aussi ridicule qu'un jacobinisme fondamentaliste, ne saurait égarer notre jugement. La Bretagne est victime d'une véritable fatwa météo qu'il devient urgent de dénoncer.

Ce samedi 31 mai 2008, les "ingénieurs" de toutes les météos de France et même d'ailleurs prévoyaient force pluies et orages sur les côtes de notre belle Bretagne et de la Loire-Inférieure réunifiées (notre cliché). Et comme d'hab', ou presque, les marins ont pu faire des phrases à loisir sous un grand et généreux soleil.

Simple erreur au parfum d'exception confirmant une règle de prévisions crédibles me direz-vous ? Que nenni ! La météo peint de façon quasi systématique en gris notre horizon. Cachez ce ciel bleu qu'on ne saurait montrer !!

Non, les faits sont clairement établis. Mais alors, pourquoi une telle conspiration météo ? Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les forces de l'argent que l'on gagne en dormant derrière ce vaste complot. Le Francilien doit continuer de croire que le temps est aussi pourri dans le Golfe du Morbihan qu'à Paris Plage ou à Tigreville, sinon il n'y aura plus que des Finlandais simples d'esprit et quelques pingouins égarés pour aller bronzer et débarquer sur les plages normandes. Toute une économie en faillite, les planches de Deauville bonnes à allumer de grands feux de cheminée histoire de ne pas trop se les geler entre le 14 juillet et le 15 août.

Bon, j'entends déjà le sanglot long des Normands. "Vous savez combien nous avons eu de jours de soleil au mois de septembre ? Dix-sept !", se réjouissait un client du matelot Hénault de Tigreville. "Soleil de mes fesses", lui rétorquait assez justement Bebel, plus attiré par les arènes madrilènes et les sirènes ibères que par un tourisme destiné aux singes en hiver.

La cause est entendue : les prévisionnistes météo sont corrompus, à la solde de vils spéculateurs. Mais, réflexion faite, ne changez-rien ! Y'aura moins de monde. Et si jamais il se met réellement à tomber de l'eau, méditons cette pensée, certes excessive mais fort sympathique, d'un marin breton bien connu : "la pluie ne mouille que les cons !"

Marcel Botafoin

lundi 19 mai 2008

Réhabilitons sa mémoire




Entre ici, Paul Deschanel….


Mémoire courte et ingratitude sont parfois les deux mamelles de la France. S’il vous est arrivé, comme à moi, de chercher désespérément une place Paul Deschanel au cœur de nos cités, une statue ou même une modeste rue dans les faubourgs tristes d’une banale ville de caserne, vous comprendrez mon désarroi, ma révolte et mon courroux (coucou).
Rien, pas même une impasse. Staline n’aurait pas fait pire ! Paul Deschanel, un homme qui a beaucoup oeuvré pour le port du pyjama et les wagons lit, est oublié de tous. J’ai honte pour notre pays !
Farouche adversaire des réactionnaires, ces autocrates dédaigneux du suffrage universel, ces mystiques qui ne croient qu’au cataclysme d’où pourrait surgir un nouveau monde, Paul Deschanel reste aussi comme le président de la République qui a élevé le talent oratoire au niveau d’un art.
« La France est une démocratie dans son âme et une monarchie dans son corps. La Révolution était une volonté d’échapper à son corps ». Qui a écrit ces lignes lumineuses ? Victor Hugo ? Clemenceau ? Pascal Sevran ? Que nenni ! Paul Deschanel, le seul président de la République française à vénérer Buster keaton.
Mais la faillite morale de nos élites est passée par là. La médisance et le ragot ont pris leur vengeance sur l’esprit des lumières. Les puissances du néant et de l’argent ont fomenté un odieux attentat contre Paul Deschanel, allant jusqu’à le faire tomber d’un train. Recueilli par son sauveteur, dont la destinée l’avait affublé du nom de Radeau (Bombard n’était pas libre), notre Président, vêtu d’un pyjama de grande tenue, n’a dû son salut qu’à la présence d’esprit de madame Radeau. Elle a aidé les plus hautes autorités à retrouver le locataire de l’Elysée, sachant d’emblée qu’elle avait affaire à un personnage important. Son hôte « avait les pieds si propres ».
Volontiers désinvolte, Paul Deschanel se fit ensuite remarquer nu, pataugeant dans le bassin du parc de Rambouillet, seulement vêtu de son écharpe de grand-croix de la Légion d’honneur. Mais ce que ne précise aucun livre d’histoire, c’est que le grand homme luttait simplement contre les effets d’une canicule tenace !
Homme de paix et de culture, il fut victime des faucons, sans oublier les vrais. Avant d’entamer une carrière au théâtre des Deux ânes, Clemenceau crut bon d’ironiser sur son sort : « Deschanel ? il a un bel avenir derrière lui ». Sans Jean Gabin, Clemenceau ne serait lui qu’un pauvre et vieux tigre de Jard-sur-Mer, bourgade vendéenne dont l’intérêt et l' existence restent une énigme pour tout être doué d’une intelligence, même chancelante.
Réagissons et réclamons aux instances supérieures, dont les fourvoiements nous inquiètent chaque jour un peu plus, que l’histoire ait enfin rendez-vous avec l’un des ses plus brillants héros. Erigeons des statues à la gloire de Paul Deschanel, dont le transfert des cendres au Panthéon doit être une priorité.
Gageons aussi que la France saura lui rendre un hommage populaire en donnant ce magnifique nom de Deschanel à l’une de ses gares. Une ligne de pyjama à ses initiales (de celles qui font sourire sur les plaques d'immatriculation...) serait également du meilleur goût.

Marcel Botafoin

mardi 13 mai 2008

foutballe à la nantaise


Le FC Nantes fête sa remontée en Ligue 1 après une match grandiose !
Comment ne pas comprendre ces milliers de supporters, ivres de joie, qui ont décidé de braver l'interdit et d'envahir la pelouse de La Beaujoire pour fêter ses héros d'un soir et d'une fabuleuse saison.
Nantes-Guingamp restera, à n'en pas douter, comme une des soirées les plus intenses dans l'histoire du club.
La nuit magique a débuté par la diffusion à pleine sono de grandes oeuvres du répertoire de la variété française des années 70, de la génération "Entre ici, Marcel Saupin !". Nous avons tous repris en choeur la "ballade des gens heureux" et le célébrissime "Les Canaris rois de la prairie", aux rimes riches comme du Rimbaud.
Puis la grande musique a laissé la place au sport, au match, et quel match ! A l'image de la saison des Canaris en Ligue 2, les supporters nantais ont eu droit à 90 minutes d'un jeu à la nantaise, tout en mouvements, en redoublements de passes, en déplacements sans ballon, en centres en retrait, en prouesses techniques. On ne compte plus les occasions nantaises et il a fallu l'aide de l'arbitre pour que Guingamp parvienne à arracher le match nul.
C'est bien simple, on avait l'impression de voir évoluer le Real Madrid !
Nul doute qu'avec une telle équipe, Nantes peut déjà se vanter de jouer le titre la saison prochaine. Lyon et Bordeaux n'ont qu'à bien se tenir !!
Gloire au FC Nantes et à ses dirigeants !
Marcel Pravdarocha

vendredi 9 mai 2008

Grandeur de la France

Français, ressaisissez-vous ! Saluez le grand président Sarko


J’avoue avoir eu peur, très peur, lorsque Nicolas Sarkozy a affirmé avoir (une nouvelle fois) changé, troquant les ray-ban « bling bling » pour le costume gris d’un président présentable. Comment ? L’homme de toutes les ruptures, qui tique plus vite que son ombre, voulait se muer en Guy Mollet d’une droite pépère ! Passer du Fouquet’s à la Taverne de Maitre Kanter, du champagne au kir à l’abricot. Tout ça pour une chute dans les sondages. La dégringolade est certes vertigineuse, mais l’animal, le killer politique en a vu d’autres. L’homme du court terme et de l’action n’allait tout de même pas verser aussi lâchement dans le moyen terne et le consensus mou !

Amis de la liquidation de 68 et du populisme de tribune, rassurez-vous. Le précipité est toujours instable. Bon sang ne saurait mentir et là où il y a de bons gènes, ne boudons pas notre plaisir. Agités de tous les pays, réjouissez-vous. Sarko le sage n’aura vécu que le temps d’un pont de mai.

Revoilà notre Sarko, le vrai. En cadeau de premier anniversaire à l’Elysée, notre Président a dû recevoir des piles neuves, bien chargées en acide. Et le cauchemar d’une apparition télévisée pleine d’humilité, de reconnaissance de « certaines erreurs » s’est fort heureusement évanoui. Sarko nous est revenu comme au premier soir de la Concorde. Le battant, entouré de ses amis de l’intelligentsia, de Didier Barbelivien à Steevy, sans oublier Bigard, Arthur et Mireille Mathieu, a refait surface. Il nous chante à nouveau l’air de la suffisance et de l’arrogance.

Ingrats et stupides français que nous étions. Nous avions oublié la grandeur et la stature du personnage ! Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, Sarko a rappelé à l’adresse de son peuple et à la face des grands de ce monde qu’il est taillé dans un granit autrement plus pur et solide que les imposteurs qui se sont succédé à l’Elysée.

A commencer par De Gaulle, moqué par Sarko pour avoir failli perdre de « de quelques voix » en 1967. En plus, le Général n’était même pas capable de passer ses vacances en yacht avec un mannequin, préférant Tante Yvonne et de petites décisions sans importance, comme la sortie de notre pays de l’Otan ou l’indépendance de l’Algérie. Ridicule…

François Mitterrand ne valait pas mieux à ses yeux. L’homme du coup d’éclat permanent le balaie d’un revers de manche Prada, coupable d’avoir « reculé » en 1982. Ensuite, il ne fit plus rien, entre deux promenades avec Baltique, deux bons mots avec Bousquet, à moins que ce ne soit l’inverse, et une réformette : l’abolition de la peine de mort.

Mais Sarkozy a réservé son plein de fiel à Jacques Chirac, ce Roi fainéant dont la sympathie a attendri trop de nos contemporains. « Il a gouverné six mois », assure Sarko. Ajoutons que Chirac aurait également pu s’abstenir de décisions dommageables pour l’image de notre pays dans le monde, comme cette rocambolesque idée de ne pas accompagner les yankees dans la guerre de libération des fanatismes irakiens. On a l’air malins aujourd’hui, incapables que nous sommes de pouvoir associer notre drapeau à la grande réussite de cette opération militaire dans un pays désormais totalement pacifié, où la démocratie pousse aussi sûrement que le pavot chez nos amis chefs de guerre afghans.

Allons, Françaises, Français, ressaisissez-vous ! Que vous faut-il de plus pour enfin admettre et comprendre que vous avez enfin un Président de taille, grâce à qui la France rayonne, du Fouquet’s à la Villa Médicis, de Latran à Lhassa. Et boudons définitivement les médias aigris que notre Président a bien fait de tancer.

Aurélien Plumeau

mardi 6 mai 2008

Révélation


La statue oubliée
de Marguerite Duras à Aviles



« Elle a bu toute la mer et ses poissons ». Devant la statue qu’il a sculpté de ses mains en hommage à la « Mujer de Hiroshima mi amor », Manolo ne peut retenir une larme.
Marguerite Duras, qui a collectionné les amants comme les bons crûs, était venue à Aviles, en cachette, tenter une énième cure de désintoxication. Le cidre des Asturies est si mauvais qu’elle se croyait protégée du terrible dicton « Qui a bu boira ».

Las, elle tomba surtout dans les bras de Manolo, qui ne souvient pas avoir bu de l’eau un jour.
Et à coup de vasos de Rioja, de Ribeira del Duero, de Jamones de bellota et de chipirones, Marguerite Duras gonfla terriblement, à tel point qu’elle a dû se résoudre à quitter son célèbre col roulé. Forcément !
« En deux mois, elle avait doublé de volume », se souvient Manolo. Alors elle repartie comme elle est venue, avec quatre grammes dans chaque poche, sourit ce vieil asturien qui n’a pas perdu le goût des bons mots !

« Elle venait juste d’être exclue du parti communiste. C’est vrai que c’est des coups à se remettre à boire », souligne justement ce franquiste sous Franco et Juan carliste sous Juan Carlos.
Manolo a caché à tout le monde la femme qui se dissimulait sous cette sculpture un peu bouffie, forcément et sublimement bouffie. Il aura fallu toute la sagacité de marins français en goguette pour découvrir la vérité. « Surtout n’en parlez à personne », nous a-t-il fait promettre. Mais à ces heures de la nuit, les promesses…

Farouche défenseur de la cause des Tibétains (sans doute pour la couleur rouge du drap du Dalaï Lama), Manolo ne veut pas entendre parler des jeux Olympiques de Pékin. Quel rapport avec la statue de Marguerite Duras me direz-vous ? « J’ai gardé un vieux livre d’elle, l’Empire français, où elle écrivit qu’on ne peut pas mêler cette race jaune à notre race blanche et qu’il est du devoir des races supérieures de civiliser les races inférieures. C’est qu’elle n’avait pas sa langue dans sa poche la Duras », se souvient Manolo.
Bon, après, Marguerite décida d’entrer dans la résistance. La preuve : elle fréquenta François Mitterrand !

Désormais, Manolo perd doucement la raison à mesure que gonfle son foie. Il passe le plus clair de son temps à manger des sardines, forcément des sardines, en buvant de l’horrible cidre, seul devant sa télé, où il regarde en boucle l’Homme Atlantique, ce film où Marguerite Duras lisait un texte improbable sur une image complètement noire durant quarante minutes. Sacré Manolo….

Marcel Botafoin

Sol y sombra

Côtes de Duras, mon amour

Non, messieurs les salisseurs de mémoire, non ! non ! non ! et encore non ! Marguerite Duras n’était pas cette barrique ibérique que vous exhibez à la une de votre périodique. En voici la preuve indubitable et géographique : Marguerite Duras, 2000 hectares, est bordée par le Marmandais, le Bergerac et l’Entre-Deux-Mers. On trouve ses traces jusqu’au XIIe siècle et en Cochinchine, mais rien sous l’Inquisition, nada en Corridaland.
La publicité pour les Côtes du Duras, forcément Duras, n’hésite pas à se réclamer d’ « un pays pour les blancs », supérieurs aux rouges par « leur caractère gras, ample et complexe ». Comment mieux définir Marguerite Duras, alias Marguerite, Germaine Donnadieu, qui ajouta qu’il est du devoir « des races supérieures de civiliser les races inférieures » en 1940, grand cru s’il en est ?
Donc rétablissons l’historique vérité, olé !
Sincèrement alcoolique, Marguerite rejoint le réseau Mitterrand dans la Résistance et se met du coup à réaliser des œuvres expérimentales : elle fréquente le Sonderführer Gerhard Heller, ministre de la Culture sous Lacombe Lucien, et pousse même l’avant-gardisme jusqu’à se farcir Charles Delval, membre actif de la branche française de la Gestapo, qui fit arrêter son mari Robert Antelme*, lequel ne sera libéré qu’à la Libération (allitération quand tu nous tiens !), tandis que Mitterrand courra jusqu’en 1996, après une époustouflante carrière chez l’Oréal. Faut dire qu’il le valait bien.
Ivre de rage (et non pas beurrée comme une vache espagnole, nuance !) Marguerite adhère au Parti communiste en 44, tout en prenant soin de s’en faire exclure en 47, ce qui lui vaudra une longue amitié avec un certain Morland dont on perd la trace en 42 dans une ville d’eaux de l’Allier, auquel il n’a manqué qu’un « s » pour entrer dans l’Histoire par la grande porte, comme aurait dit Mon Général qui s’y connaissait en hauteur d’huisserie.
Disons-le franchement, les œuvres de Marguerite Duras ont ceci d’intéressant qu’elles durent longtemps, surtout les débuts.
Fatiguée par l’alcool, Marguerite fait une cure de désintoxication qui l’amène à soutenir en mai 68 les contestataires dont on n’a pas fini de parler de ce côté des Pyrénées, surtout ces jours-ci. Car là encore, tandis qu’en France nous luttions pour le droit imprescriptible à jouir sans entraves ni Mitterrand, les seuls chiffons rouges qui furent agités chez les Ibères furent des véroniques et non des marguerites, la preuve est ainsi définitivement établie de votre tentative de diffamation statuaire, hijos de duras, pardon, de putas !
Revenue à la lucidité, Marguerite achète un col roulé en 1975 et renoue avec l’alcool.
À partir des années 90, elle éprouve des difficultés physiques pour écrire, ce qui n’aura échappé à personne.
Pour en savoir plus : www.cotesdeduras.com

Maître Folace, notaire

*Sans déconner, Robert Antelme a écrit le plus beau libre sur la déportation avec Si c’est un homme de Primo Lévi : L’espèce humaine (éd. Gallimard), à lire impérativement plutôt que de dire des conneries. À lire aussi La Douleur de Marguerite Duras, récit de cette période chez P.O.L.

Lucien Jeunesse, si tu nous regardes !


J’ai pleuré ce matin comme tous les auditeurs de Paris Inter. Lucien a plié son ombrelle. Fière de son passé, délibérément tournée vers l’avenir grâce aux actions incommensurables de ses divers gouvernements successifs, la France vient de perdre un de ses plus humbles serviteurs. Le peuple gaulois actuellement voué au bling bling vient en effet de voir disparaitre le chantre du ding ding. La jeunesse passe, mais fort heureusement la mémoire demeure. Un homme pudique, jouisseur et raffiné, coquet et malgré tout saltimbanque, vient de gagner le Super Branlo. Souvenez-vous. Les repas familiaux où les conversations s’arrêtaient à 12 h 45. Chers amis bonjour ! Questions bleues, blanches et rouges figeaient nos attentions. La vie ne tenait qu’au xylophone d’un certain monsieur Le Pendu, triste ouvrier du service public, technicien de l’ORTF, besogneux et néanmoins chauffeur du maître. Votre saucisse purée avalée, vous étiez fiers de la réponse trouvée par votre grand-père, un homme exceptionnel ayant participé en 1964 aux Jeux des Mille Francs à Sainte-Pazanne, commune fière de son passé et délibérément tournée vers l’avenir grâce à l’action de sa municipalité. Lucien Jeunesse s’en est allé. Ses amis du musical, du Radio Circus et du cirque Pinder, son épouse Odile, peuvent légitimement verser comme nous tous une larme. À demain mon cousin. Chers amis bonjour. Jeune éphèbe, j’avais participé dans les années 80, plutôt dans la fin des années 80, à l’un de ses enregistrements à Nantes, ville qui n’était pas encore sous le règne d'un prof d’allemand de l’est mais néanmoins délibérément tournée vers l’avenir. Les Marches du Bon-Pasteur grouillaient de monde. Incroyablement sélectionné pour participer à l’émission culte, je me retrouve associé à une charmante dame. Prof ou instit comme la majorité des participants. Arrivés au Super Branlo, alors que les mille francs nous tendaient les bras, cet innocent à la cravate à rayures et au blazer à carreaux nous souriait. Nous achoppâmes sur cette invraisemblable question qui me fait chier depuis maintenant plus de 25 ans. Qui a écrit Les guêpes ? Un certain Alphonse Karr. Merde. Je suis reparti avec une boite de jeu de l’ORTF et la queue basse. Pour ce grand souvenir, et à la mémoire de Lucien Jeunesse, ce soir je vais boire du Tulamore. Un breuvage qu’il avait découvert il y a deux à Nantes, sans modération, car cet homme était un jouisseur. Et comme tout le monde le sait, la jeunesse est éternelle.


Antoine Rouvière

lundi 5 mai 2008

Nautisme


Alteamar : Ils ont fait des phrases durant La Barquera !!


Le blog de l'absurde détaché et illustré, littéraire, nonchalant, chevaleresque, marin et multimédia C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases, vous le savez, s'est lancé dans le parrainage maritime.

Le comité éditorial a soutenu le voilier Alteamar durant La Barquera. Et il ne le regrette pas au vu de la curieuse manie qu'a son skipper de faire des phrases.

Voici un florilège des phrases prononcées à bord d'Alteamar recueillis sur le site de La Barquera


« En attendant, les équipages profitent de ces derniers moments de mer après une « belle dernière nuit, fraîche, romantique et étoilée ». De quoi inspirer le poète qui barre Alteamar : « c'était une nuit magique, étoilée, Saint-Exupéry n'était pas loin, le Petit Prince non-plus. En revanche, je m'attendais à une nuit en pyjama dans ma bannette à relire Marguerite Duras en écoutant des sonates de Corelli, quand d'incessants, agaçants et récurrents problèmes de pilote m'ont obligé à barrer. Le pilote s'est mis en grève, c'est scandaleux ! », dénonce le skipper. Gageons qu'une fois arrivé au port, il saura mener de fructueuses négociations pour mettre un terme à ce débrayage spontané… »

« Si la tension et l'esprit de compétition reprennent le dessus au fil des miles, la navigation n'en reste pas moins marquée par de belles rencontres. « Je suis devenu l'homme qui murmurait à l'oreille des dauphins, c'est Marineland ici ! », s'exclame Alteamar »

« Eole a lui aussi fait un léger effort, mais « c'est un peu serré pour envoyer les voiles ballons aux couleurs chatoyantes », regrette le poète d'Alteamar »

« Sur Alteamar, « on tricote à merveille, on est dans le bon paquet, mais on va essayer de ne pas rester derrière, parce que à la retraite de Russie, ce sont les derniers qui se sont faits repasser ! »

« La bière fraîche, l'autre moitié des concurrents en rêve. Et ils l'auront d'autant plus méritée, que les derniers vont terminer cette première manche dans le gros temps. Le dernier bulletin météo annonce jusqu'à force 8, avec une mer forte, voire très forte. Quand l'information a été communiquée au skipper d'Alteamar, on a senti dans la voix de ce dernier que son visage blêmissait. Qui aurait envie d'affronter de telles conditions sur un first 27.7 de 8 mètres 10 ? Personne, ni même les autres concurrents encore en mer, même sur de plus grosses montures. »

« Pour autant, le moral de la flotte à l'image de celui de Jean Marie Biette sur Alteamar "est excellent, après un départ génial!" »


mercredi 30 avril 2008

lundi 28 avril 2008

Point d'histoire

Une indispensable commémoration de mai 68

Notre service de Renseignements Généreux nous faire dire que le 5 mai prochain, Mme Albumine, ministre de la Culture en gros, semi-gros et au détail, élèvera non pas la voix mais Mme Minnie Kilogue au grade de chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres - Mme Minnie Kilogue, artiste réputée dont les rumeurs persistantes annoncent régulièrement le retour de M. Kevin Martinez dans sa vie, alors que la presse sérieuse lui prête une relation suivie avec, d'une part, un cancer du sein et, d'autre part, un DJ écossais (accessoirement producteur de son dernier album).
Nous sommes heureux de relayer, dans la mesure de nos modestes moyens, cette indispensable commémoration. Nul n'ignore que Mme Minnie Kilogue est née en mai 1968, quelque part de l'autre côté de la Terre, des amours shakespeariennes d'un ornithorynque prénommé Anatole (ornithorhynchus anatinus) et d'une pintade sauvage, ce qui explique, selon les plus éminents spécialistes, le nombre incroyable d'awards qu'elle a reçus au cours de sa brillante carrière, ainsi qu'une indéfectible amitié avec Céline de Bouton, serveuse à Las Vegas.
Rappelons pour nos jeunes lecteurs de l'UMP et plus généralement pour tous les salisseurs de mémoire qu'au moment même où Mme Kilogue poussait son premier vagissement, certains événements fâcheux avaient lieu en France, notamment l'intolérable débarquement des Shadocks sur l'unique chaîne noir et blanc de la regrettée ORTF. Résultat des courses : le terrible hiver 68 qui s'ensuivit fut marqué par la naissance de Mlle Carlita Bruni-Tedeschi, dont on ne comprend toujours pas pourquoi son présidentiel époux s'acharne autant à vouloir liquider l'anniv', alors même que sa dévouée ministre s'apprête à épingler l'australe pintade. Encore un de ces couacs dont la France se passerait volontiers, surtout en ce moment, avec tous les problèmes qu'on a.
Antoine Delafoy

jeudi 24 avril 2008


Napoléon est Breton : nouvelles révélations !!

Le Capitaine Blackenred apporte des précisions et de l'eau (inhabituel chez lui) à notre moulin (lire un peu plus bas) : C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai pris connaissance de vos révélations. Celles-ci sont tout à fait en accord avec un petit dossier laissé par une vieille amie (une dame Paulette native de Vue) qui le tenait elle même de son arrière grande tante Josepha Brulinetti ( d'origine étrangère à notre patrie), chanoinesse au prieuré de Roguedas ..... Comme le monde est petit !

Bien sûr que Napoleon était Breton ! Il suffit d'observer de très près, au Louvre, le tableau de David représentant le sacre de l'Empereur, on s'aperçoit que son étole est brodée d'hermines ....ça peut pas être corse une hermine..!!!!
Il rejoint en ça notre bonne Duchesse Anne (qui aimait chasser à marée basse sur la plage de Suscinio les petits crabes blancs à taches noires appelés vulgairement crabes dugwen) qui par 2 fois fit de la france une colonie bretonne...

Je suis fier de vous Monsieur Fouquet, allez de l'avant et tenez bon la barre , tôt ou tard le vérité resplendira

Vive l'Empereur breton !!!!

Les preuves sont irréfutables !!!




Napoléon est Breton !!






Les esprits les plus érudits, comme le seigneur Blackenred, ancien capitaine d’armes au fort d’Hoedic, le savent depuis longtemps : Napoléon est Breton ! Pour être précis, l’Empereur est né le 15 août 1769 à Sainte-Sève, à cinq kilomètres de Morlaix dans le Finistère. Il est né dans le manoir de Pen ar Vern, propriété appartenant au XVIIIe siècle au Comte de Marbeuf. Son berceau, longtemps dédaigné, a été acheté par un brocanteur de Saint-Caradec. Il l’exposa, avec un petit écriteau : « Dans ce berceau, l’Empereur Napoléon 1er, en son premier âge, a dormi ».

Qu’allait donc faire ce Corse de Buonaparte en Bretagne ? Bonne question ! En fait, tout commence lorsque le comte de Marbeuf, brillant général breton, fut nommé gouverneur de Corse après l’annexion de l’île par la France. Il fut très proche de Letizia, la future mère de Napoléon. Selon les témoins de l’époque, ils furent même très, très proches. A tel point que le Comte de Marbeuf couvrit Charles de Buonaparte, le père « officiel » de l’Empereur, d’honneurs, de titres et de rentes, comme cela se fait en bonne société avec celui que l’on cocufie ! Amant de Letizia, le comte de Marbeuf lui a appris à lire et parler le Français, à danser, la « distrayant » pendant les longues absences de son mari….

Cette histoire immémoriale est murmurée par les habitants de Sainte-Sève. A la veillée, les grands-mères y racontent encore que letizia Bonaparte est venue au manoir de Pen ar Vern en l’absence de son mari. Elle arriva assez « grosse » et en reparti beaucoup plus maigre…. A tel point que le registre des baptêmes, alors tenu par le clergé, avait enregistré la naissance d’un certain Mabaléon Bonaparte. Né dans le Léon, Mabaléon veut dire, en Breton, « le fils du Léon ». Pour faire un peu plus Français et Corse, c’est devenu plus tard Napoléon !

Les pages du registre des baptêmes de la paroisse de Sainte Sève ont été déchirées, sous l’Empire et par la police impériale. Bizarre !!!! Le registre des naissances d’Ajaccio a subi le même sort à la même date, celle de la naissance de l’Empereur, le 15 août 1769. Re bizarrre !!!! Je dirais même bizarre.

Encore plus bizarre : le jeune Napoléon, qui a grandi, est appuyé par le Comte de Marbeuf pour rentrer à l’école de Brienne, qui n’est accessible qu’avec 8 quartiers de noblesse, ce qui n’était absolument pas le cas de Bonaparte.

Difficile également d’expliquer aussi pourquoi Charles de Buonaparte n’a pas cru bon de coucher son « fils » Napoléon sur son testament ???

C’est certainement encore par hasard que Napoléon, enfant, est venu en Bretagne passer des vacances à Pen ar Ven et au château de Callac-en-Tredion !!

On pourrait continuer longtemps comme ça ! Napoléon est donc bien Empereur né en terre d’Armorique. Et si l’Etat et les historiens à sa solde ont encore quelques doutes, ils n’ont qu’à faire réaliser un test ADN. Il parait que notre Président adore ça !!!!

Gabriel Fouquet

Commémo




De Dany le rouge à Dany Boon...


La France s'enchti !


22 mars 1968 : un quarteron d'étudiants en sciences utopistes et libertaires organise les prémices d'un sympathique et joyeux bordel à Nanterre. A leur tête, Dany le rouge fait beaucoup pour la réhabilitation des rouquins et l'entente franco-allemande.
22 mars 2008 : Alors que le dernier Poilu, Lazare Ponticelli, s'est éteint, des commémorations s'organisent un peu partout en France pour célébrer les 40 ans des "zévénements". A ce propos, quand on s'appelle Lazare, on évite de décéder à l'approche de la semaine sainte ! C'est d'un goût ! L'heure est plutôt aux résurrections, alors les révoltés de la "France qui s'ennuie" ressuscitent leurs ( justes) combats contre une société vérouillée, contre une information muselée et pour la libération des moeurs. Cheveux longs, idées courtes, chantait Johnny. Cheveux gris (quand il en reste!), idées fixes, ils nous reparlent d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
A l'Elysée, Sarko, liquidateur autoproclamé de "l'héritage" de mai 68, applique pourtant à merveille, si l'on peut dire, un de ses meilleurs slogans, "jouir sans entrave". Dany le rouge court les plateaux de télé, porte-drapeau des anciens combattants d'une révolution générationnelle contre cette fameuse" France qui s'ennuie". Dans sa grande majorité, la France s'en fout. La France s'enchti ! Elle a zappé, de Dany le rouge à Dany Boon. Sur grand écran, on ressuscite quelques bonne vieilles valeurs pompidoliennes, d'amitié virile, de simplicité et de gens du nord qui ont dans les yeux le bleu qui manquent à leur décor. Sympathique mais pas vraiment révolutionnaire ! Sous les pavés du Nord, la plage.. de Berck ! Beurk...

Soyons impassibles, demandons le réalisme !!!

Ils ne s'en rendent sans doute pas compte, mais les Français s'ennuient encore ! Comme en 68, ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde. Trop occupés à admirer des écrans plasma où 650 chaînes diffusent une eau tiédasse, à faire passer Danielle Gilbert pour la mère de Serge Moati, ils ne comprennent pas plus l'Irak que le Vietnam d'alors, l'urgence qu'il y a à se mobiliser pour le Tibet, que l'on regarde sans trop s'émouvoir se faire anéantir comme la jeunesse de Prague un certain printemps.

Mais bon, faut pas se fâcher avec les Chinois. Y'a plein d'Airbus et de TGV à vendre. Et puis il y a les jeux de Pékin. Des jeux, du pain : Soyons impassibles, demandons le réalisme !!!

Pierre Pionçons-Vanté

dimanche 20 avril 2008

Cendres et asticots



Non au transfert de Desproges au Panthéon !!


Un médecin connu et reconnu de Bretagne nous écrit pour s'étonner que le Parti pour un Pragmatisme Courtois ne se soit pas offusqué de la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy à savoir le transfert des cendres de Pierre Desproges au Panthéon. Que fait le très chafouin Marcel Botafoin ?


Cher Docteur,

Marcel Botafoin reste introuvable depuis quelques jours. On a du mal à penser que ce soit pour des raisons professionnelles. Espérons qu'il ne soit pas prisonnier de je ne sais trop quel cul de basse fosse, sur le quai nantais du même nom. Mais il est intéressant de noter que les grands esprits se rencontrent. Voir l'élite médicale "culturo-nimbus" finistérienne rejoindre la pensée et le génie de Loire-Inférieure du comité éditorial des curieux marins qui font rien qu'à faire des phrases a quelque chose de fascinant en terme d'évolution de l'espèce.

En effet, nous repensions à cette belle saillie de Pierre Desproges, reprochant aux foules basanées de régulièrement conduire de gros et bruyants camions bennes tôt le matin sous nos fenêtres afin de vider nos poubelles sans aucun tact ni retenue dans le geste, alors que l'homme blanc, c'est scientifiquement prouvé, a besoin de sommeil pour rester en bonne santé. Ce n'est pas le médécin qui bat régulièrement la campagne haute-bretonne qui nous contredira ! Et, alors que nous nous préparions à fêter le 20e anniversaire de la mort de Pierre Desproges par quelque grande réjouissance dont nous avons le secret, voilà-t-y pas que la cérémonie fut gâchée par l'énorme écho médiatique de la disparition d'Aimé Césaire.

L'inventeur du concept de la négritude l'a-t-il fait exprès ? Nous ne franchirons pas ce pas, même si nous avouons bien volontiers que l'idée nous a effleuré. Mais tout de même, quand on met autant de temps à mourir, on n'est pas à deux ou trois jours près, ne serait-ce que par élégance !

Mais enfin, que l'on ne nous fasse pas penser ou écrire ce que nous ne pensons pas. Nous sommes racistes, oui ! Mais racistes anti-cons, l'âge et couleur de peau ne changeant rien à l'affaire. Et Aimé Césaire était loin d'être un con. On peut même qualifier son combat de fort noble, surtout lorsqu'il quitta le parti communiste ! (mais non, on blague. On a même une photo de Staline sur notre bureau).

Concernant le ridicule projet de transfert des cendres de Pierre Desproges au Panthéon esquissé par notre président par interim, nous nous y opposons avec la plus grande fermeté. Foin de grandiloquence, n'est ce pas ce même Desproges qui affirmait avec justesse que, la mort venue, les droits de l'homme s'effaçaient devant les droits des asticots ? Alors le transfert des asticots au Panthéon, ce serait d'un goût !! De la même manière, nous appuyons la légitime requête du peuple martiniquais dans sa volonté de garder Aimé Césaire sur la riante et fleurie perle des Caraïbes, plutôt que de venir se les geler à Pantruche et risquer de passer l'éternité entre Jean Jaurès et Jean Moulin ! Le poète et chantre de la négritude n'a pas mérité ça !

Chers amis, restons vigilants et vive Desproges, Césaire, les Droits de l'homme et ceux des asticots !

Me Folace

mardi 15 avril 2008

Notoriété-Foutballe


On sait maintenant où est Nantes !

Merci qui ? Merci Carquefou


"Grâce à Carquefou, maintenant, tout le monde sait où est Nantes !". La mauvaise blague circule un peu partout, dans les offices du tourisme et autres agences de voyage. Un des directeurs de l'office du tourisme de la capitale de la Loire-Inférieure, qui préfère garder l'anonymat, craint même une ruée de nouveaux touristes.

" Pour le moment, à part les lecteurs de Télérama et des pages cultures de Libé, personne ne savait trop où nous situer", ajoute-t-il, le sourire un peu las. "Depuis Estuaire, on nous voit plutôt au bord de la mer, avec un parc d'attraction pour enfants. Le clou étant un grand canard qui se dégonfle mais jamais ne se regonfle. Avec les éléphants, grands ou géants, on nous demande le safari-parc. Des revues scientifiques y voient même un effet du réchauffement climatique ! Et je ne vous parle pas du tourisme industriel ! Tout le monde veut rencontrer le roi des biscuits LU, Jean Blaise !".

Comment ne pas comprendre la détresse des acteurs du tourisme nantais. Et que dire des dirigeants du FC Nantes ? ils sont débordés d'appels de réservation pour n'importe quel de leur match. "On veut voir le stade où Carquefou a gagné contre Marseille et joue face au PSG !", expliquent-ils ! Pascal Praud refuse, dit-on, de répondre à ce genre de demandes humiliantes. On le comprend et l'assure de notre soutien indéfectible.

Marcel Botafoin

samedi 12 avril 2008

Un Français plus fort que Star Wars et E.T. !

L'Empire franchouillard contre-attaque !



La Nasa, la Cia et autres descendants de Gagarine n'ont qu'à bien se tenir ! Un élu nantais respectable et respecté nous a fait parvenir sous le manteau ce document, tourné aux lisières de notre fameux vignoble et de son muscadet, dont on ne rappellera jamais assez que le cépage répond au joli nom de "melon". Une preuve supplémentaire de notre amour du fruit et légume gorgé de soleil et de notre rejet absolu de tout racisme, fût-il vulgaire.

Or donc, ce jeune et sémillant élu nous a mis sur la piste d'un homme tout à fait remarquable. Sur la vidéo jointe, vous pourrez mieux apprécier son immense savoir technologique, ses expériences spatiales, passées et secrètes, son goût prononcé pour le paranormal et l'ésotérisme et, surtout, une fidélité sans faille à notre Christ sauveur.

Il tient également en sa charmante épouse une attachée de presse hors pair. Les pieds sur terre, elle sait aussi prévenir le gouvernement qu'un financement serait le bienvenu, si la France entend conserver cette vertigineuse avance dans la conquête spatiale !

Gabriel Fouquet

jeudi 10 avril 2008

Manip'



L'armée chinoise joue à Bonze Pilote !
On le sait, le Chinois est volontiers joueur. Mais les plaisanteries peuvent finir par lasser. A Lhassa, au Tibet, l'armée populaire a joué le vieil air de la provoc, allant même jusqu'à se déguiser en bonzes, forcément violents et terroristes, histoire de discréditer l'ennemi !
C'est vieux comme le monde, mais c'est aussi prendre les Tibétains pour des cloches. Le bonze a plus d'un tour dans son sac, et parfois même un appareil photo numérique. Et nos amis militaires chinois auront sans doute un peu de mal à nous faire croire qu'ils allaient à un bal costumé chez le président de la section locale du parti communiste.
Marcel Botafoin

Etonnant

Une internaute chinoise au secours de MM Borloo et Copé

Honorables amis dépignoufisateurs, je vous écris du céleste empire du milieu à droite au feu après la prochaine à gauche. Et je vous le dis sans jambage, ni cautère sur la jambe de bois d’un enfant cambodgien ayant imprudemment mis un pied devant l’autre (et quand j’y pense,cela mine) : Comment un site ayant successivement épousé la cause de M. Tibéri, témoigné une sympathie certaine bien que tacite aux époux Balkany et porté secours à M. Alduy, manifestant ainsi son attachement à la biodiversité bien comprise, peut-il rester insensible à la détresse de messieurs Borloo et Copé, lâchement agressés par la dame Kociusko-Morizet, et bien mal consolés par d’hypocrites excuses. Alors même que les valeurs de l’olympisme triomphent chaque jour au passage de la flamme, transformant heureusement de tristes états de droit s’égarant dans la défense des libertés bourgeoises en régimes joyeusement policiers prioritairement garants de l’indispensable sécurité d’un valeureux quarteron de judokas en pré-retraire trottinante, perpétuant ainsi une tradition civilisatrice dont les Jeux Olympiques de Berlin furent la plus éclatante illustration, le Comité éditorial resterait insensible à la détresse de ces deux malheureux ?Qu’attendez-vous pour appeler au boycott de l’ouverture de la prochaine sessionparlementaire tant que NKM n’aura repris le dialogue avec le Dalaï-Monsanto ?Manifestons, pétitionnons, clamons notre affection à Jean-Louis et Jean-François!1,3 milliards de chinois vous en implorent par ma voix autorisée (la seule, car sinon, c’est le bordel) !Soyez mordant, comme me le disait hier soir l’Adjudant Tifrice. Je compte sur vous.
Ouh Jean’s Taïaut

Les grandes énigmes et petits secrets de l'Histoire

Ker Mona Lisa ?

Soudain il nous apparaît urgent de revenir sur la question de l’indépendance de la Bretagne, toutefois avec objectivité et sans vouloir rallumer les plaques chauffantes d’une querelle d’un autre âge.
Disons-le tout net : les indépendantistes n’ont rien compris à l’histoire, que dis-je à l’histoire… À l’Histoire ! Et même plus précisément à la période du Quattrocento (qui n’est pas un système 4x4 d’Audi, soit dit en passant).
C’est pourtant simple comme une beurre-sucre.
Si Anne de Bretagne n’avait pas épousé Charles VIII puis le bon Louis XII, point de guerres d’Italie… et ciao La Joconde ! Le doux royaume de France se serait ruiné à guerroyer moult années avec le farouche duché breton qui ne manquait pas d’appuis extérieurs, certes aurait fini par vaincre (a-t-on jamais vu la France perdre une guerre ?), mais pour quel bénéfice, je vous le demande ?... Les alignements de Carnac dans la grande salle du Louvre, peut-être ? Allons les enfants, il faut être raisonnable : ce double hyménée accoucha d’une paix durable – et ce fut heureux, sans quoi jamais nous n’aurions pu tranquillement piller l’Italie. C’eût été dommage, avouez !
Capito ?
Quant à ce M. Berlusconi, s’il insiste, à défaut de lui racheter Alitalia, nous pourrons toujours le dédommager en lui refilant en douce quelques dolmens agrémentés d’un rang d’échalotes ou de menhirs au choix. À moins qu’il ne préfère TV Breizh, encore qu’il paraît que le Cavaliere s’orienterait vers d’autres horizons professionnels. Comme on dit, charbonnier est maître chez soi, carbonara à plus forte raison, tout cela ne nous regarde plus depuis le traité de Cateau-Cambrésis (1559).

Georges-Alfred Benadur


mercredi 9 avril 2008

Odieuse machination contre Noël Mamère

Mamère, Menteur ?



Mr Charles Zéro Pointé envoie maintenant ses pom pom girls achever son œuvre satanique de désinformation. Ce monsieur, qui ne nous a jamais autant fait rire que lorsqu’il joua comme une clef à molette dans un inoubliable navet de l’inénarable BHL, s’en prend désormais à l’honneur de Noël Mamère, à travers une vidéo odieusement truquée. Oui Mr Mamère fait du vélo, et s’il a effectivement dû se déplacer dans une confortable berline, c’est pour obéir aux ordres des services secrets français. Ces derniers l’ont obligé à descendre de bicyclette pour s’engouffrer dans une voiture blindée, afin de le protéger de tous ses ennemis.
« A bicyclette, Mr Mamère est une cible trop facile pour les terroristes de l’Empire du milieu, à ses trousses depuis ses courageuses prises de position sur le Tibet », confirme le Colonel Deguerrelasse. Le maire de Bègles fait bien au contraire la fierté de notre pays. Il est l’homme des Lumières, celui qui dénonce à visage découvert les pires violations des droits de l’homme à travers le monde. Et l’homme des Lumières fait de l’ombre aux écervelés liberto-populistes de l’intelligentsia ploutocrate parisienne. Tenez bon Mr Mamère. Nous saurons vous soutenir, à vélo s’il le faut !

Trinité Monpère

mardi 8 avril 2008

Carnet mondain

Charlton est stone !!!


lundi 7 avril 2008

Jean Narcotic exagère, mais il a le droit de s'exprimer !

Pour un répulsif anti-jeunes sélectif

Choquées qu’on puisse se gausser du répulsif anti-jeunes, comme notre organe l’a légèrement fait avec le soit-disant « répulsif anti-cons » d’un certain Raoul Volfoni – nous connaissons personnellement ce M. Volfoni et nous garantissons à nos lecteurs qu’il est mentalement incapable d’inventer quoi que ce soit qui fonctionne – certaines personnalités dont nous tairons le nom eu égard à la douleur de leurs parents se sont plaintes avec force trémolos dans la voix, paupières gonflées et nez qui reniflent.
Adoncques, en ces heures historiques où l’humanité au faîte de son génie (sans bouillir) expérimente le désormais fameux répulsif anti-jeunes, des scientifiques de haute volée précisément perchés sur le faîte dudit génie (voir plus haut), nous rapportent que cette invention présente des conséquences imprévues, tout particulièrement sur des personnes d’âge mûr ayant conservé une certaine jeunesse d’esprit. Les plus gravement touchées sont celles qui n’ont jamais réussi à se départir de leur âme d’enfant, voire de leur âme d’enfant gâté pour les plus aisées, ce qui, naturellement, n’est pas sans inquiéter les autorités compétentes. Mais là n’est pas le plus grave, ajoutent ces distinguées sommités.
Le répulsif anti-jeunes n’a pas été créé, on s’en doute, pour disperser des attroupements de fils à papa de Neuilly sud ou tout autre rejeton de bonnes familles. Or il appert que plusieurs rallyes ont été annulés ces dernières semaines faute de participants. En effet, les jeunes héritiers n’ont pas pu franchir les porches des hôtels particuliers où les attendaient ces innocents pince-fesses, des répulsifs anti-jeunes ayant été installés un peu hâtivement en ces lieux pourtant correctement sécurisés. Ce « dégât collatéral », outre ses effets sur le moral d’une jeunesse sensible déjà très éprouvée par la récente victoire des communistes aux municipales, pose de fait le lancinant problème de la reproduction dans les classes possédantes.
Il va sans dire que nous ne sommes pas dupes d’un tel argument anti-répulsif, a fortiori lorsqu’il émane de chercheurs français toujours prompts à manifester leur hargne envieuse, spécialement en matière financière. Nous savons parfaitement que la plupart sont syndiqués et verraient d’un œil torve l’abandon pur et simple du répulsif ; nous n’ignorons pas cependant que leur haine de classe trouve vite sa limite et que beaucoup sont prêts à délaisser leurs recherches quasi bénévoles sur les maladies orphelines pour rejoindre loin de leur patrie des officines de chirurgie esthétique à but bassement lucratif. Honte sur eux ! Mais là n’est pas notre propos, d’autant plus que leur argument est parfaitement fondé. Ce cri d’alarme doit être entendu, même s’il ne saurait remettre en cause un progrès technique que nous croyons indispensable à la tranquillité publique et surtout privée. Nous nous y associons volontiers et, modestement, nous souhaitons provisoirement l’améliorer. Après tout, nous n’en sommes qu’aux balbutiements d’une technologie anti-jeunes dont, souhaitons-le, profiteront nos enfants. N’est-ce pas le plus important ?
Dans sa configuration technique actuelle, le répulsif n’opère pas de tri entre l’ivraie et les serviettes, encore moins entre les torchons et le bon grain. Or quelle est son utilité, s’il s’avère incapable de distinguer le jeune muni de la Gold paternelle de son congénère basané privé dès les premiers vagissements de toute aisance naturelle, ainsi que des préceptes éducatifs l’autorisant à faire popo dans la soie plutôt qu’à chier dans la cage d’escalier ? On se le demande.
Il est encore impossible de moduler les ondes sonores du répulsif en fonction de critères de type CSP, abonnement à Fashion TV, enquêtes diligentes de recherche de scooter volé, etc. C’est malheureux, mais nous voulons croire qu’un gouvernement lucide et énergique consacre ses efforts et les fonds nécessaires à la résolution de ce problème technique – d’autant plus facilement qu’il a eu le courage de réaliser les mois passés des économies substantielles sur la prévention et l’aide scolaire dans les ZEP.
En attendant, nous ne saurions que trop recommander à nos chères têtes blondes à cheveux longs et ondulés de ne plus sortir sans se munir auparavant de persil dans les oreilles. Ce nouveau signe de reconnaissance leur permettra, ainsi protégées des ondes répulsives, d’être aisément identifiées par les forces de l’ordre ; leur donnera une contenance écologique du plus bel effet et rappellera à leurs géniteurs, s’il en est besoin, il n’y a pas si longtemps encore ardents chiraquiens, qu’ils ont mis bas de charmantes têtes de veaux, comme aurait dit Mon Général qui s’y connaissait en jeunes. La commémoration de certains événements à connotation judéo-teutonne qui débute ces jours-ci dans nos gazettes et sur nos lucarnes nous le rappelle à point nommé.
Gageons que nous saurons tirer des erreurs passées les enseignements nécessaires. Nous sommes redevables envers les générations futures, ne l’oublions jamais.

Jean Narcotic, conseiller général

vendredi 4 avril 2008

Exclusif !

Et maintenant un répulsif anti-cons !!!!



Vous avez aimé le répulsif anti-jeunes ? Vous allez adorez le répulsif anti-cons ! Mis au point dans le plus grand secret par le Professeur Volfoni, dans son très renommé laboratoire de Calabre, le répulsif anti-cons est déjà redouté par nombre de personnalités politiques et médiatiques. Non pas pour des raisons morales, ingénus et naifs que nous sommes ! La peur panique des grands de ce monde est plutôt "personnelle".
A commencer par le président des Etats-Unis, dont nous préférons taire le nom par souci de respect des personnes. Ce dernier, que nous appelerons Dabeliou, veut envoyer ses services spéciaux avec pour mission de détruire le répulsif, son inventeur et les labos.
En raison de notre vieille amitié avec le Professeur Volfoni, nous avons décidé de révéler à la face du monde son invention, afin de le protéger. Me Folace, célèbre notaire désormais établi à Nantes, conserve précieusement un exemplaire du répulsif anti-cons dans ses coffre-forts, en cas de malheur.
Alors, ce fameux répulsif anti-cons, comment ça marche ? C'est en fait un scanner à distance, muni d'un microprocesseur miniature dont la puissance permet d'analyser en quelques millièmes de seconde le cerveau de la personne visée. S'affichent alors le quotient intellectuel du cobaye, ainsi qu'un profil psychologique. Deux catégories peuvent apparaitre : les "braves cons" ou les "méchants et sales cons".
Pour s'assurer du bon fonctionnement de sa machine infernale, le Professeur Volfoni l'a testée sur différents plateaux de télé. Il a profité de la pause déjeuner pour s'introduire dans la Tour de TV1. Son premier test a été réalisé sur un présentateur du journal de 13 heures, un certain Jean-Pierre Ricard. Résultat des courses : QI dans une moyenne basse, mais brave con ! Plus tard, c'est un conseiller de l'Elysée, répondant d'un nom à consonance levantine, Georges Ben Adur : QI élevé, mais méchant con ! Avouez que c'est ressemblant !
Notre ami le Professeur Raoul Volfoni a voulu également tester ce répulsif avec les membres du comité éditorial de votre blog préféré. On a tous objecté un agenda surchargé : piscine, cinéma, partie de pétanque, virées en mer, etc. Nous ne sommes pas cons au point de se laisser piéger par le répulsif !!
Car, lorsqu'il repère un con, le répulsif envoie des micro ondes invisibles qui agitent et chauffent les molécules d'eau que contient notre cerveau. Résultat des courses, le con est pris d'un soudain et violent mal de tête qui l'immobilise. S'il s'agit d'un sale et méchant con, un procédé révolutionnaire le rend soudainement incontinent, et de partout !!!
Vous comprenez mieux la terreur de Mr Dabeliou, de Washington. Il se murmure également que l'on commence à serrer les fesses dans certains ministères, comme la Défense nationale ou les Anciens combattants.
Conscient du danger que représente son répulsif anti-cons pour l'humanité, le Professeur Raoul Volfoni, en grand humaniste, se veut rassurant. " Ce n'est qu'une arme de dissuasion ! C'est vrai que j'ai été un peu con d'inventer ce répulsif, mais que voulez-vous, c'est curieux cette manie que nous avons, nous chercheurs, de chercher. Et parfois de trouver !".
Sauf le respect que l'on vous doit Professeur, "les cons, ça ose tout", serait-on tentés d'ajouter.
Imaginez un seul instant notre planète, si des répulsifs anti cons étaient installés à chaque coin de rue ! Seuls les labos vendant des cachets d'aspirine et d'autres des couches confiance feraient fortune ! La planère serait une vallée de plaintes, de gens se tenant la tête bêtement, et de lignes jaunes malodorantes indiquant le chemin des lieux d'aisance.
Ce blog serait peut-être aussi touché !!! Non, cette épée de Damoclès n'est pas supportable. Nous allons tenter de convaincre le Professeur Volfoni de détruire son invention machiavélique. L'avenir de l'humanité entière est en jeu !
Aurélien Plumeau

Boutique

Au vrai chic marin !

Le blog c'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases ouvre, à la demande générale, une boutique.

Premier article: un superbe tee shirt à vendre pour la modique somme de 15 euros. Afin de ne pas connaître d'embarras de gestion, notre trésorier et notaire, Me Folace, s'occupera des transactions.
Commandes à Me Folace, curieuxmarins@yahoo.fr

Attention, il n'y a que 20 pièces de collection et des réservations sont déjà effectuées
NDLR : A l'occasion du partenariat liant notre blog et le fier voilier First 27.7 Alteamar durant la célèbre course transgascogne, La Barquera, une compil officielle a été gravée. Elle mêle habilement des remix osés et créatifs d'Audiard et le répertoire le plus éclectique de la variété française des années 70. En raison de la présence d'une statue Hervé Vilard à Gijon, déjà inaugurée, et de Mike Brant, à inaugurer durant l'étape espagnole d'Aviles, ces deux grands artistes figurent évidemment sur la compil. Tout comme C'était Jérôme, parti trop tôt durant une Barquera. Il nous est bien entendu interdit de faire tout commerce de cette compil et de la limiter à un usage strictement familial. Toutefois, Me Folace s'engage à engager des négociations fructueuses à tout porteur du tee shirt C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases lors du baptême du navire Alteamar le vendredi 25 avril à 16 heures sur les quais nazairiens. Des transactions secrètes sont aussi envisagées au bar officiel de la course le Ch'ti bar.

jeudi 3 avril 2008

Belles manières

Quand les Barbouzes parlent le langage du bon sens !!


lundi 31 mars 2008

Quart de finale Carquefou-PSG à Nantes


Chantons leur « Quand on est con, on est con ! »

Le comité éditorial du blog C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des Phrases propose au public carquefolien et de toute la Loire-Inférieure de chanter la fort belle chanson Quand on est con, on est con du sieur Georges, désormais pensionnaire éternel du club des allongés sur la plage de Sète. Ce sympathique happening est proposé lors du quart de finale de Coupe de France Carquefou-PSG.
La chanson, principalement dédiée aux plus abrutis des supporters parisiens, s’adressera aussi à certains joueurs du PSG, dont le QI semble assez proche du contenu de la banderole injurieuse pour nos amis cht’is.