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mardi 8 juillet 2008

Chef d'oeuvre en péril



Sarko veut
nous priver de
Micheline Dax !



Nombre d’internautes avisés le craignent déjà : la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les télévisions publiques va avoir de sinistres dommages collatéraux. On ne parle pas des pubs pour lessives qui n’en finissent pas de laver plus blanc ou pour téléphones portables capables de préparer un café noir en jouant l’ouverture de Carmen ! Non, on vous parle ici et maintenant de la véritable création publicitaire française, artisanale et réservée au public de France 3 l’après-midi. Entre une sieste devant Derrick et une course de déambulateurs dans les couloirs des Joyeux cheveux blancs, il plait à nos fringants télespectateurs de France région de regarder celle qui illumina le théâtre ce soir ou encore l’académie des neuf présenter sa nouvelle baignoire ouvrante. Tout le monde aura bien sûr reconnu la sémillante Micheline Dax, vêtue d’un peignoir immaculé.
Et Nicolas Sarkozy entend nous en priver ! Qu’il entende la sourde révolte gronder et monter de nos belles provinces avant de prendre ces décisions liberticides ! C’est un Mozart de la pub qu’on va assassiner ! Nous ne laisserons pas massacrer notre patrimoine culturel, publicitaire et sanitaire sans réagir. Sinon, les bornes n’auront plus de limite. Vous verrez qu’ils finiront pas interdire Sim et Patrick Topaloff d’antenne ! Alors adieu la chemise grise….

Me Folace

mercredi 19 mars 2008

Vie culturelle

Précis de littérature locale à l’adresse des nouveaux Nantais


1°) À la demande de l’Office de Tourisme de Nantes Métropole, dont le stock de La forme d’une ville est définitivement (il insiste sur ce point) épuisé (donc inutile d’appeler), nous avons rédigé le résumé suivant, les nouveaux arrivants étant priés de s’en contenter : « La forme d’une ville change plus vite, on le sait, que le cœur d’un mortel. Ni chair, ni poisson, elle n’en finit pas de changer. » Voilà, c’est dit, qu’on n’y revienne pas. Vous venez de vous épargner 213 pages à découper soi-même, feu M. Julien Gracq n’ayant jamais pris la peine d’effectuer ce petit travail de finition malgré le prix élevé de ses ouvrages*.
Idem concernant Nadja d’André Breton, dont on a bien compris qu’il a « aimé un parc : le parc de Procé. »

2°) Nous profitons de l’occasion pour dissiper une dernière fois le malentendu qui veut que Jules Verne soit l’écrivain nantais par excellence. Par excellence est beaucoup dire, et puis Jules Verne, quoique natif de Nantes, était d’Amiens (qui possède également un office de tourisme. À bon entendeur, salut.)

3°) Enfin, nous ne connaissons pas ce M. Paul Louis Rossi, il s’agit sûrement d’une mauvaise plaisanterie qu’on vous aura faite.
Quant au reste, nous vous recommandons de vous abonner à Place publique, l’excellent bimestriel subventionné par la municipalité, son directeur M. Thierry Guidet se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions d’ordre littéraire, ou, mieux encore, d’assister une fois l’an aux Rencontres de M. Yves Douet, rencontres dont nous garantissons qu’elles ne concernent ni de près ni de loin aucun auteur nantais, ni même français d’ailleurs.

*Si d’aventure certains se permettaient d’insister, nous les renvoyons directement à M. le maire de Nantes (Hôtel de Ville 44094 Nantes cedex 1, téléphone 02 40 41 9000) qui possède, dit-on, plusieurs exemplaires de cet ouvrage et serait disposé à s’en débarrasser gracieusement (hors frais de port).

Me Folace, notaire