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mardi 15 septembre 2009

Restauration

Les Tontons flingueurs en version remasterisée



La réaction de Me Folace, recueillie à sa sortie du cinéma.





" Que dire ? La restauration du film, objet de culte, me semble plus réussie que celle de 1814, qui amena au pouvoir Charles X puis, en 1830, les félons orléanistes, ces lointains ancêtres des giscardiens et balladuriens de sinistre mémoire ! Antoine Delafoye, devant ses "instruments de ménage", ne manque d'ailleurs pas de moquer l'esprit Louis Philippard ! D'un point de vue technique, le son est parfait. L'éclairage trop blanc souligné par certains spécialistes ne nous a pas sauté aux yeux, mais notre inculture en la matière est patente. En tout cas, l'éclairage sus-cité n'a pas abîmé l'image parfaite de ces bons français à genoux sur un prie Dieu lors des noces de la charmante Patricia. Une cérémonie habilement épicée par l'explosion d'une DS conduite par l'ami fritz Théo, en bas des marches de l'église. Les principes d'honnêteté et de respect des valeurs fondatrices de notre civilisation, que sont le travail et la famille, venaient de l'emporter..."



Me Folace

vendredi 27 mars 2009

Proposition constructive à Ballamou

Il faut couper la Loire-Atlantique en deux !

Le débat engagé par l’ancien maire de Neuilly devenu Président et son ami Ballamou sur la Bretonnitude de Nantes, comme dirait Ségo, déclenche des passions néfastes à la nécessaire cohésion sociale en ces temps de crise.

C’est pourquoi, en vertu de mon absence totale de pouvoir, mais fort d’une connaissance encyclopédique et unanimement reconnue dans la bonne société de la Loire-Inférieure, je propose une solution susceptible de mettre tout le monde d’accord : couper la Loire-Atlantique en deux, en rétablissant ainsi le fleuve dans sa véritable dimension de frontière naturelle et historique.

Car enfin, il faudrait être aveugle, ou chevènementiste, donc singulièrement diminué, pour ne pas voir que rien ne rassemble le Nord et le Sud de la Loire.

Au Nord, s’il n’y a toujours pas les Corons, on trouve des côtes rocheuses, un habitat graniteux, des toits d’ardoises et une campagne joyeuse, dont les atours ont été dessinés par la main de Dieu et du Sillon de Bretagne (Ceux qui pensent à l’immeuble doivent absolument songer à reprendre leurs humanités).

Au Sud, la brique rouge et les masures de plain-pied fleurent la Vendée, la terre qui ne ment pas et ses côtes plates comme des limandes.

La richesse a, elle aussi, été mal partagée. Comme partout ailleurs sur notre belle planète, le Nord a été mieux pourvu que le Sud.

Alors, évidemment, me rétorquerez-vous sournoisement, le Sud Loire est émietté de-ci delà de quelques personnes brillantes dans des lieux charmants, comme Clisson. Alors, pourquoi s’en priver ? Tout simplement parce qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, comme aimait à le répéter le camarade Joseph Staline dans la cuisine de sa datcha moscovite.

Réunifions donc de toute urgence le Nord-Loire à la Bretagne, en créant le nouveau département de Loire Atlantique Bretagne. Quand au Sud, léguons-le aux ventrachoux en ressuscitant la Loire-Inférieure, désormais rattachée au Poitou Charente, sous la haute autorité de Ségolène Royal.

Reste à régler le cas de l’Ile de Nantes, située au « Miyeu », comme dirait le Béarniais aux grandes oreilles. Il nous semble difficile d’édifier un mur coupant Nantes en deux, comme Berlin avait su le faire si élégamment. Et quand bien même, quid de l’île ?

Le plus simple est d’en faire un paradis fiscal, au statut mâtiné de principauté et de commune libre. La régence pourrait en être provisoirement confiée à Claude Seize, dont la parenté avec le locataire du Vatican ne peut qu’être de nature à rassurer les citoyens et investisseurs.

Marcel Botafoin

mercredi 21 janvier 2009

Lettre ouverte à Louis XVI



Bonjour Louis, seizième du nom. Tu permets que je t’appelle Louis ? Coïncidence, quand tu nous tiens ? Figure toi, mon Altesse, que la date de ton raccourcissement est aussi celle de l’acte de naissance des élucubrations placides, nonchalantes mais courtoises des Curieux Marins qui ne font rien qu’à faire des phrases.Faut-il y voir un symbole ?




A priori non. Les membres du comité éditorial des Curieux Marins sont tous des républicains bon teint. Ils n’en sont pas moins humanistes éclairés. En leur nom, mon bon Louis, je me permets de te dire que ton procès ne fut pas un modèle d’équité. Tu aurais été défendu par Vergès ou Collard, on aurait compris ta condamnation à mort. Mais là ! On te moqua en t’appelant « Louis le dernier », ou Louis Capet et surtout en t’affublant d’un chef d’accusation à faire rougir de plaisir tous les Pol Pot et Pinochet de la planète : « conspiration contre la liberté et la sûreté générale de l’Etat ».




Et il n’y eut pas que les représentants des gueux à voter ta mort, mon Loulou. Ces félons orléanistes, pères spirituels des pétainistes, giscardiens et autres balladuriens, en ont fait de même. Qu’ils soient maudits, comme les rois du même nom !




Nous, comité éditorial, qui allons fêter ce soir avec force réjouissance notre premier anniversaire, symbole du retour de la pensée des Lumières en Loire-Inférieure, aurons une pensée pour toi. Il n’est pas impossible que nous rendions hommage à ton art consommé de la serrurerie au pied de cette colonne ornée de ta statue, en plein cœur de Nantes.




D’autant plus que tu fus le dernier à diriger la France en faisant de la marine une priorité politique. Grâce à toi, on continue de chanter « Et merde au Roi d’Angleterre » sur toutes les mers du monde.




A part ça, que te dire, mon bon Louis ? Nous sommes dirigés par un petit immigré hongrois, dont l’idée fixe semble d’imiter ce grand malade que fut Napoléon (tu peux pas connaître, il t’a succédé. Il a commencé révolutionnaire et a fini fasciste sanguinaire. Rassure-toi, c’est la coutume chez les révolutionnaires). Son prédécesseur au nain magyar, le grand Jacques, était, lui, dans la lignée des Rois fainéants. Fort sympathique, il nous faisait un peu penser à ton descendant Juan Carlos qui règne outre-Pyrénées. Comme tous les Bourbons, il n’était pas du genre à se tuer au travail, plutôt à faire bonne chère et à taquiner les formes de ses femmes de maison. Bref, un brave et bel homme.




Tu vas rire, mon Louis. Au nouveau monde, en Amérique, ils ont élu comme président un homme de couleur. Tu sais, de ceux dont nous avions emmené les aïeux en bateau pour faire quelques menus travaux champêtres (canne à sucre, coton, épices…).




A part ça, les finances mondiales ressemblent aux caisses que tu as léguées à ce vampire de Robespierre. Elles sont exsangues ! Bon, mon petit Loulou, repose-toi bien. Essaie d’apprendre à compter jusqu’à 20, ça vous aurait aidé dans le temps. Et à ce soir, où tu sais, quand tu sais !




PS. Sinon, on n’a toujours pas retrouvé La Pérouse.




Antoine Delafoye-Grandurbain