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jeudi 3 novembre 2011

Prix littéraires

 Le Prix Lulu la nantaise à Epistolaire de rien

A 13 heures, les jurés cacochymes du Prix Goncourt récupéraient leur dentier dans leur assiette chez Drouant. A la même heure, à Nantes, le fringant jury du prix Lulu la nantaise sortait du restaurant l'Atelier d'Alain, 24 rue des Olivettes à Nantes, pour décerner ses premières récompenses.




A la surprise générale, les cinq jurés du nouveau prix initié par l'association " C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases", ont voulu primer l'oeuvre d'un anonyme, Epistolaire de rien, et de la jeune maison des Editions du Pilon. L'ouvrage , qui compile des lettres de Dieu à Darwin, de Napoléon aux Bretons ou encore de Judas à Eric Besson, a été préférée de peu à Limonov, d'Emmanuel Carrière, ou à Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan.



Pourtant favori, Stephane Hessel et son Indignez-vous n'a obtenu aucune voix. Le jury a jugé, je cite, " qu'il est impossible de donner un prix littéraire à un homme ayant un nom de dessous de bras". Il ne manquerait plus qu'Eugène Sue ont cru bon ajouter les jurés de Lulu la nantaise, provoquant des sourires gênés parmi les spectateurs, tous fans de Hessel.



On retiendra que la table de l'Atelier d'Alain n'a rien à envier à celle de Drouant. Bien au contraire ! Et qu'Epistolaire de rien, dont les Editions du Pilon ont procédé à un retirage, est toujours en vente dans les bonnes librairies de Nantes, Saint-Nazaire, Guérande, sans oublier Hoedic, Montauban et bientôt Paris !

lundi 7 décembre 2009

Le Record Jean-Baptiste Carrier

présenté au Salon Nautique


Le Record Jean-Baptiste Carrier, du nom de ce fier républicain, créateur d’Estuaire 1793, dont la devise fut « Nul n’est censé ignorer la Loire », a été officiellement présenté le vendredi 4 décembre au Salon nautique.
Le record consiste à parcourir le plus rapidement possible la distance séparant les jetées du port de Saint-Nazaire à Port Lavigne (Bouguenais), quasiment au pied des piles du pont de Cheviré. Un record que l’on peut effectuer en remontant ou en descendant la Loire.
Dès le samedi 5 décembre, un équipage a réalisé un temps de référence à bord du First 27.7 Alteamar. Marcel Botafoin et Maurice Lado n’ont mis que trois heures pour remonter le fleuve où Jean-Baptiste Carrier aimait à naviguer la nuit, poussant la fièvre romantique jusqu’à procéder à des mariages républicains dans des barques à double fond.
Le Président Frap (Association « C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases ») a été désigné à l’unanimité pour tenir à jour le livre des records Carrier et faire appliquer un règlement assez simple : le record s’effectue à la voile et sans moteur, nom de Dieu ! Les inscriptions et autres réclamations sont à prendre ou déposer au restaurant l’Atelier d’Alain, du commandant Ruffault.

dimanche 24 mai 2009

Lu dans la presse (océane)

Litres et ratures





Titre : « C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases ».
Editeur : Les éditions du Songe en Ibère.
Question : qui a écrit ce livre ?
Réponse : des affreux jojos nantais, marins de surcroît, nommés Marcel Botafoin, Maître Folace et autres olibrius, dont nous publions ici même et pour deux d’entre-eux seulement, une photographie exclusive. Deuxième question : de quoi ça parle ? Réponse : de l’exorcisme imminent des joueurs du FCN, d’un inédit retrouvé de Roberto Vivaldi, de la bretonnitude de Napoléon et des « côtes de Duras, mon amour ». Et même de Jean-Baptiste Carrier, « créateur d’Estuaire 1793 » (sic), à qui ils font dire : « Nul n’est censé ignorer la Loire » (re-sic). Et vous trouvez ça drôle ? Troisième et dernière question : ont-ils fumé la moquette de mémé ? Réponse : oui et à plusieurs reprises en passant par la case « audience muscadet ». Enfin, une info de première bourre : ils sont en passe de décrocher le prix Nobel de « Litres et ratures » si l’on en croît les dernières dépêches collectées sur leur site (1). Car c’est sur la toile que tout se joue, que l’on apprend la genèse de ces auteurs, issus du « Parti pour un pragmatisme courtois (PPC) ». Pour en savoir plus sur cet essai « placide et nonchalant » au nom à rallonge « C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases », deux moyens s’imposent : cliquer sur internet ou dégotter l’ouvrage « succès de non librairie » (150 exemplaires déjà vendus à 11 euros) à l’Atelier d’Alain, au café La Perle à Nantes ou sur le port de Pornichet jusqu’au 23 mai, fin de la course La Barquera. Les vendeurs portent des pompons de marins.

Stéphane Pajot